NEW-Iguanodon

Iguanodon

familia

Famille

Ornithischiens

tiempo

Était

Crétacé inférieur, il y a 135 millions d'années

Où il a vécu?

Belgique, Angleterre, Allemagne, Afrique du Nord et États-Unis.

dieta
https://dinosaurland.es/wp-content/uploads/2022/09/herviboros.svg
peso

Poids

5.000Kg

altura

Hauteur

2,7m

largo

Longueur

10m

L’Iguanodon, également appelé iguanodonte, n’est ni le plus grand ni le plus redoutable des dinosaures. Il a quelque chose de plus rare : il fait partie des trois animaux à l’origine du mot « dinosaure ».

En 1842, l’anatomiste britannique Richard Owen remarqua que trois fossiles déjà décrits, le Megalosaurus, l’Hylaeosaurus et l’Iguanodon, partageaient des caractères qui ne correspondaient à aucun reptile connu. Il créa pour eux le terme Dinosauria, « terribles lézards ». Avant cela, le mot n’existait pas.

Son histoire comprend aussi l’une des erreurs les plus amusantes de la paléontologie : pendant soixante ans, on l’a représenté avec une corne sur le nez qui était en réalité un pouce.

Découverte et histoire

En 1822, le médecin et géologue anglais Gideon Mantell décrivit des dents fossiles découvertes dans le Sussex. Elles ressemblaient à celles d’un iguane actuel, mais dans des proportions démesurées. C’est de là que vient le nom publié en 1825 : Iguanodon, « dent d’iguane ».

La tradition raconte que son épouse, Mary Ann Mantell, aurait trouvé les dents en attendant qu’il termine une visite médicale. Cette version est discutée, mais elle a été si souvent racontée qu’elle fait désormais partie de l’histoire du personnage.

La découverte décisive eut lieu un demi-siècle plus tard. En 1878, des mineurs travaillant dans une mine de charbon à Bernissart, en Belgique, trouvèrent un véritable cimetière de dinosaures à 322 mètres de profondeur. Environ 38 squelettes, dont beaucoup presque complets, en furent extraits. Le site reste l’un des gisements les plus spectaculaires jamais fouillés.

Le paléontologue Louis Dollo consacra une grande partie de sa carrière à leur étude. Grâce à ces fossiles, l’Iguanodon passa du statut d’animal connu par quelques dents isolées à celui de l’un des dinosaures les mieux documentés au monde. Plusieurs de ces squelettes sont toujours exposés au musée de Bruxelles.

Caractéristiques physiques

Un Iguanodon adulte mesurait environ 10 mètres de long et 2,7 mètres de haut au niveau des hanches, pour un poids compris entre 3 et 4,5 tonnes. Son corps était massif, son cou souple et sa longue queue rigide lui servait de contrepoids.

Sa façon de se déplacer est particulièrement intéressante : c’était un quadrupède facultatif. Il marchait généralement à quatre pattes, les mains posées au sol, mais pouvait se dresser sur ses pattes arrière pour atteindre des branches hautes, courir ou se défendre. Ses membres antérieurs étaient presque aussi puissants que ses membres postérieurs, ce qui est peu courant.

Il n’avait pas de dents à l’avant de la bouche, mais un bec corné qui lui permettait de couper les végétaux. Derrière se trouvait une batterie de dents renouvelées en permanence. Il possédait aussi des structures comparables à des joues, qui retenaient la nourriture dans sa bouche pendant qu’il la broyait.

Régime alimentaire

L’Iguanodon était strictement herbivore. Il mangeait des fougères, des cycadales, des conifères et la végétation basse des plaines humides de l’Europe du Crétacé. Le fait de pouvoir alterner entre deux et quatre pattes lui donnait accès aussi bien aux plantes basses qu’aux branches plus hautes.

Ses dents étaient conçues pour broyer des végétaux coriaces et se renouvelaient au fur et à mesure de leur usure. Pour en savoir plus, consultez ce que mangeaient les dinosaures et 10 dinosaures herbivores.

Habitat et répartition

Les fossiles d’Iguanodon proviennent de formations du Crétacé inférieur d’Europe occidentale : Belgique, Angleterre, Allemagne et Espagne. Il vivait dans des plaines fluviales et des zones boisées humides, des milieux favorables à la fossilisation qui expliquent la bonne conservation de ses restes.

Une précision s’impose, car de nombreuses informations anciennes circulent encore. Pendant des décennies, des fossiles d’Amérique du Nord et d’Afrique du Nord ont été attribués au genre. La révision menée par David Norman entre 2010 et 2012 a montré qu’ils appartenaient à d’autres animaux. Aujourd’hui, Iguanodon est considéré comme un genre exclusivement européen.

L’Espagne compte d’importants gisements d’iguanodontiens, le groupe auquel il appartient, notamment autour de Morella, dans la province de Castellón. Nous en parlons dans l’article consacré aux dinosaures qui vivaient en Espagne.

Comportement et reproduction

La concentration de squelettes à Bernissart laisse penser que ces animaux pouvaient se déplacer en groupe, sans toutefois le prouver : les corps ont aussi pu être transportés et accumulés au même endroit. Une vie en troupeau serait cohérente pour un grand herbivore dépourvu d’armes offensives, à l’exception de son pouce.

Comme tous les dinosaures, il pondait des œufs, mais ses habitudes de reproduction restent mal connues.

Importance en paléontologie

Peu d’animaux ont changé aussi souvent d’apparence dans les reconstitutions scientifiques. L’Iguanodon a d’abord été imaginé comme un lézard géant à quatre pattes, puis comme un kangourou dressé sur ses pattes arrière et appuyé sur sa queue, avant de devenir le quadrupède facultatif que nous connaissons aujourd’hui.

C’est précisément ce qu’il nous apprend : la paléontologie ne se contente pas de découvrir des animaux, elle corrige progressivement l’image que nous en avons. Toute cette histoire est racontée dans notre article sur l’origine des dinosaures.

La corne qui était un pouce

C’est la meilleure histoire de l’Iguanodon, et elle mérite d’être racontée sans se presser.

Lorsque Mantell reconstitua l’animal à partir d’ossements isolés, il trouva une pièce conique et pointue sans savoir où la placer. Avec l’image d’un iguane en tête, il fit un choix compréhensible : il l’installa sur le museau, comme une corne de rhinocéros.

C’est ainsi que l’animal fut sculpté en 1854 parmi les dinosaures de Crystal Palace, à Londres, les premières sculptures de dinosaures grandeur nature de l’histoire. Elles se trouvent toujours dans le parc, avec la corne sur le nez.

Une scène étonnante est liée à ces sculptures. Le réveillon du Nouvel An 1853, avant leur achèvement, le sculpteur Benjamin Waterhouse Hawkins organisa un dîner pour une vingtaine de scientifiques à l’intérieur du moule de l’Iguanodon. Ils mangèrent et portèrent un toast assis dans l’animal.

Il fallut soixante ans pour corriger l’erreur. Les squelettes complets de Bernissart, découverts en 1878, montrèrent que cette pièce ne se trouvait pas sur la tête : c’était le pouce.

Une main, trois fonctions

La main de l’Iguanodon est l’une des plus étonnantes du Crétacé : ses cinq doigts remplissaient trois fonctions différentes.

Le pouce formait le célèbre éperon, une pointe conique, massive et rigide. Il pouvait servir à se défendre en frappant le flanc d’un prédateur, mais aussi à casser des graines ou des fruits durs.

Les trois doigts centraux se terminaient par des sabots et supportaient le poids de l’animal lorsqu’il marchait à quatre pattes.

Le cinquième doigt, l’auriculaire, était long, souple et préhensile. Écarté des autres, il pouvait se courber pour saisir. Une même main avait donc un doigt pour attraper, trois pour marcher et un pour frapper.

Comment il mâchait avant l’apparition de la mastication

La véritable mastication, qui broie les aliments grâce à des mouvements latéraux, est généralement associée aux mammifères. Les reptiles, eux, se contentent normalement d’ouvrir et de fermer la mâchoire.

L’Iguanodon avait trouvé une autre solution. Son crâne possédait une articulation souple entre les os de la face. Lorsqu’il fermait la bouche, les mâchoires supérieures s’écartaient légèrement sur les côtés. Ce petit mouvement faisait frotter les dents du haut contre celles du bas et produisait un effet de broyage.

Ce mécanisme, appelé pleurocinèse, explique en partie le succès des ornithopodes. Il leur permettait de traiter des plantes coriaces que d’autres herbivores exploitaient mal. Les hadrosaures, dinosaures très abondants à la fin du Crétacé, sont ensuite issus de cette lignée.

L’Iguanodon de Dinosaurland

Le parc abrite un Iguanodon grandeur nature. Il aide particulièrement bien à comprendre l’échelle de ces animaux : ce ne sont pas ses dents qui impressionnent, mais la taille d’un dinosaure qui ne mangeait que des plantes.

Il est intéressant de l’observer près de ses cousins. L’Ouranosaurus est un iguanodontien proche, doté d’une voile dorsale que l’Iguanodon n’avait pas. Le Parasaurolophus et le Tsintaosaurus sont des hadrosaures issus de cette lignée, dont ils ont hérité le mode de mastication. Le Triceratops représente l’autre grande branche des ornithischiens.

L’Iguanodon se trouve sur un parcours extérieur sous les pins, à Porto Cristo, à Majorque. Le parc compte plus de 100 dinosaures grandeur nature représentant une quarantaine d’espèces. Beaucoup sont animatroniques : ils bougent et émettent des sons lorsque vous approchez. Toutes les espèces sont présentées dans la section des dinosaures.

🎟️Venez voir l’Iguanodon de près. Achetez vos billets sur tickets.dinosaurland.es et profitez d’une réduction de 1 € par billet acheté en ligne. Retrouvez les tarifs et conditions dans billets, prix et réservation, et les jours d’ouverture dans dates et horaires.

Vous avez un petit passionné à la maison ? Téléchargez l’Iguanodon à colorier, prêt à imprimer au format PDF.

Questions fréquentes sur l’Iguanodon

Que signifie Iguanodon ?

« Dent d’iguane ». Gideon Mantell lui donna ce nom en 1825, car les dents fossiles trouvées dans le Sussex ressemblaient à celles d’un iguane actuel, mais étaient beaucoup plus grandes.

L’Iguanodon a-t-il été le premier dinosaure découvert ?

Il fut le deuxième à recevoir un nom scientifique, en 1825, après le Megalosaurus en 1824. Il fait aussi partie des trois genres, avec le Megalosaurus et l’Hylaeosaurus, qui permirent à Richard Owen de créer le mot « Dinosauria » en 1842.

Quelle était la taille de l’Iguanodon ?

Environ 10 mètres de long et 2,7 mètres de haut au niveau des hanches, pour un poids compris entre 3 et 4,5 tonnes.

Pourquoi avait-il une pointe sur le pouce ?

Nous ne le savons pas avec certitude. Elle pouvait servir à se défendre contre les prédateurs ou à casser des graines et des fruits durs. Nous savons toutefois qu’elle était massive, rigide et incapable de se plier.

Est-il vrai que son pouce a été placé sur son nez ?

Oui. Lors des premières reconstitutions à partir d’ossements isolés, la pièce conique fut interprétée comme une corne nasale. C’est ainsi qu’elle apparaît sur les dinosaures de Crystal Palace, sculptés à Londres en 1854. L’erreur fut corrigée en 1878 grâce aux squelettes complets de Bernissart.

Marchait-il sur deux ou quatre pattes ?

Les deux. Il se déplaçait généralement à quatre pattes, mais pouvait se redresser pour atteindre des branches hautes, courir ou se défendre. Les anciennes reconstitutions qui le montrent droit comme un kangourou et appuyé sur sa queue sont incorrectes.

Que mangeait l’Iguanodon ?

Des plantes : fougères, cycadales, conifères et végétation basse. Il les coupait avec un bec corné dépourvu de dents, puis les broyait avec une batterie dentaire renouvelée en permanence. Des structures semblables à des joues empêchaient la nourriture de tomber sur les côtés.

Où a-t-on découvert des fossiles d’Iguanodon ?

En Europe occidentale : Belgique, Angleterre, Allemagne et Espagne. La découverte la plus importante eut lieu en 1878 dans une mine de charbon à Bernissart, en Belgique, où environ 38 squelettes furent trouvés à 322 mètres de profondeur.

Aladar, dans le film Dinosaure, est-il un Iguanodon ?

Oui. Le héros du film Disney sorti en 2000 est un Iguanodon, même si le récit prend de nombreuses libertés : il y côtoie des espèces qui vivaient à d’autres époques et sur d’autres continents.

Peut-on voir un Iguanodon grandeur nature à Majorque ?

Oui. Il se trouve à Dinosaurland, à Porto Cristo, sur un parcours extérieur comptant plus de 100 dinosaures grandeur nature, dont beaucoup sont animatroniques.

Le dinosaure qui nous a appris à nous tromper

Pendant soixante ans, tout le monde a vu une corne là où se trouvait un pouce. Ce n’était pas de la négligence : avec les os disponibles à l’époque, cette conclusion était raisonnable.

Ce qui a changé l’histoire n’est pas une meilleure idée, mais la découverte de trente-huit squelettes complets à trois cents mètres sous terre dans une mine belge. Voilà pourquoi l’Iguanodon reste l’un des dinosaures préférés des paléontologues : moins pour ce qu’il était que pour ce qu’il nous a appris sur l’étendue de notre ignorance.

Mapa Ubicación Parque Iguanodon | Dinosaurland

voir plus de dinosaures

Diplodocus

Pteranodon

Compsognathus

Tyrannosaurus Rex

Dryosaurus

Deinonychus

Retour en haut
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.